jeudi 30 juillet 2009

peak et peak et idéogramme

Je m'excuse pour le titre. Pas trouvé mieux. La fatigue. Billet commencé sur la plage de Repulse bay qui porte assez bien son nom : il fait une chaleur étouffante : 32 ° prétend le panneau d'affichage mais je suis sûr qu'il ment.


Revenons sur notre premier jour à HK. Objectif number 1 : trouve une carte sim pour mon téléphone. Quand on fait du couchsurfing, il faut pouvoir communiquer.
Objectif n° 2 : le visa pour la Chine. On nous a vaguement indiqué un "bureau de tourisme" du coté de sheung wan.

l'attente du visa (détail)

Nous nous y rendons. Le bureau est situé dans une galerie occupée par des marchands pakistanais (téléphones portable, produits alimentaires, coiffure, neurolyzer, on trouve tout). C'est un dénommé Fred qui nous reçoit. La boutique de Fred le chinois est un grand bureau (dans les 9 m ² au moins !) qui a du conaître son dernier coup de peinture avec la révolte des boxers (1904 je crois). L'immeuble lui même est complétement décrêpi. C'est d'ailleurs une constante des buildings de HK : ils sont dans un état lamentable. Par certains coté, cette absence de soin pour l'extérieur -disons l'espace "publique"- ressemble beaucoup à l'Inde où on peut découvrir des appartements somptieux dans des quartiers qui font peur !
Prix de la transaction : 400 HK$ (40 euros) pour un visa de 3 mois. On doit récupérer nos passeport dans deux jours (!). Enfin normallement...

Après celà nous nous rendons sur le Peak. Le point culminant de HK où votre serviteur se rend compte comme à l'instant présent que ses batteries vont lacher...
Aussi préfère t il à l'instant même interrompre sa bluette...

On revient plus tard...

Here we are....

Arrivée à Hong Kong sans encombres dimanche. De l'avion la vue est proprement stupéfiante : une explosion de couleurs à la starwars qui tranche avec la masse sombre de la mer. On distingue très facilement l'IFC (International Finance Center : la tour à l'extrémité arrondie qu'on voit sur la bannière du blog). C'est le plus grand immeuble d'Asie.

Avant l'atterrissage on nous a fait remplir un formulaire pour s'enquérir de notre état de santé : présence de fièvre, maux de tête, toux, etc... Ici on prend la grippe porcine très au sérieux : l'épidémie de SRAS a laissé des traces. Dans Hong Kong Park on a même érigé un mémorial de la guerre contre le SRAS avec les statues de ses héros : 6 médecins morts en combattant la maladie. Les messages relatifs à la nouvelle épidémie de grippe et aux mesures d'hygiène à respecter sont omniprésents, jusqu'aux boutons de ascenseurs sensés être stérilisés toutes les deux heures... Pas mal de gens se promènent également avec des masques.

Mais en attendant on a passé les douanes et acheté le sésame local, le pass navigo des gens du cru : la carte Octopus. Pourquoi « octopus » me demandera t on ? je ne sais pas! A la rigueur « octobus » eut été plus seyant pour rendre hommage aux vaillants chauffeurs de bus, mais ne nous mêlons pas des affaires intérieures chinoises.
Il me presse l'envie de frotter ma carte Octopus à toutes les bornes de passage du métro mais en attendant vu qu'on est chargé comme des ânes de Burridan paumés on prend un taxi.

Rue Cheung Sha Wan il fait sombre et comme on est en Asie il fait chaud. La tension monte doucement quant on constate que Ida Wong devant l'immeuble de qui nous attendons :
1° n'est pas joignable avec mon portable
2° n'est pas joignable du téléphone de Branka
3° n'est pas joignable du téléphone de Brian qui de toutes les façons est occupé à prendre en photo un magnifique spécimen de la faune locale des cafards. Il est vrai que l'animal est d'une taille respectable et doit bien faire ses 5 cm !

Heureusement un gentil monsieur qui parle anglais nous sort de ce mauvais pas en nous guidant à l'appart d'Ida. 30 m2 au max : un vrai appart parisien !! On a beaucoup beaucoup causé et on a été se coucher juste avant qu'il ne soit nécessaire de tenir nos yeux avec des allumettes.

mardi 28 juillet 2009

Dubai buy

Aéroport de Dubaï, 8h50 heure locale et plus tard dans l'avion.

J'avais réussi à attraper une connexion gratuite mais on a du embarquer ! La connexion comme ma jeunesse s'en sont allés. On est dans l'avion. Lignes écrites depuis icelui en vol (entre Bikaner et Jaipur je crois) et postées plus tard. Atterrissage ce matin vers 6H30. Un seul chiffre (« vital parameters »comme on dit dans les magazines people locaux), la température extérieure : 32°. Je ne sais pas s'il existe quelque chose comme le « coup du lapin thermique »mais c'est l'effet qu'on ressent en mettant le pied sur le tarmac.

J'imaginais l'aéroport de Dubaï un peu comme celui de Séoul : un aéroport à la desperate housewife avec moquette sur les ponts d'embarquement (véridique), des sanitaires aussi brillantes que les celles de Monsieur Propre quand il reçoit des hétéros et la furieuse impression de se trouver dans un vaisseau spatial. En fait de ressemblances, c'est plutôt Auchan la Défense ou Val d'Europe avec plus de saris (Dubaï est LA destination branchée pour faire ses courses de luxe en Inde).

Ca « babelise » dans toutes les langues : beaucoup d'anglais mais aussi les roulements volubiles de l'hindi, les inflexions chantantes du chinois, un peu de russe et de français. Curieusement, hormis les messages de services sur Monsieur Langlois qui va louper son avion s'il rapplique pas fissa quelque part on entend assez peu d'arabe. Aucun locaux non plus parmi le personnel des magasins (à desprix parisiens).

Beaucoup de femmes portent des foulards. Il faut imaginer cette abomination,cette horreur, cette atteinte à la dignité humaine la plus élémentaire : un carré de soie de 60cm (Hermes, Versace, …) qui recouvrent presque intégralementde la bimbeloterie (Cartier, cochonneries Swarovski, bling bling faut que ca brille...). Le regard est dissimulé aux tentations pécheresses par une épaisse couche de Ray Ban (limited Edition). La peau est protégée (de la concupiscence, du soleil et de l'âge [un peu]) par un genre de khol appelé « l'Oréal ». Les plus intégristes recouvrent leurs oreilles avec un casque d'iPod. Les hommes ont réussi leur vie : beaucoup ont des Rolex.

Nous nous dirigeons vers la porte d'embarquement et tombons sur Paul !! La présence de ce magasin de « pain spéciaux » n'est même plus étonnante, après tout nous sommes dans un centre commercial à l'heure de la mondialisation...



Détail amusant : Il tombe sous le sens qu'un individu de sexe masculin n'a rien à faire dans les toilettes des femmes. Et vice et versa. Comme toute les règles, celle-ci à une exceptions, la voici (photo du coté « garçons », Branka m'indique que l'inverse existe aussi chez le filles :







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Note pour tous les fans du blog : ça commence mal, notre écrivain voyageur n'arrive pas à accéder à son blog... bravo l'organisation (il aurait du tester !!!)... il m'a demandé de poster ce jour ce billet pour lui... c'est donc fait... bonne lecture...
Un ami qui vous veut du bien
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j ai repris le controle de la situation mais d un clavier chinois. On n a pas les memes accents... Je poste un autre billet des que possible et je reponds aussi aux coms. Merci Florian.

samedi 25 juillet 2009

C'est plus fort que toi !

Les commentaires laissés par "anonyme" jeudi m'ont laissé perplexe. En effet, il est d'usage lorsqu'on part pour un voyage lointain de ramener quelques menus cadeaux pour les amis et la famille.

En matière de cadeaux on peut voir grand (or, encens, myrrhe) mais le mieux reste quand même de ramener quelque chose "d'authentique". D'Espagne par exemple on ramènera une oreille de taureau, des USA un T-Shirt fabriqué au Mexique, de Cergy Pontoise rien de tout, etc…

La caractéristique commune de tous ces souvenirs de vacances est que, hors la nourriture (thé indien, larves de ver à soie de Corée, tarte aux framboises du Flunch du Cergy), ils sont parfaitement inutiles lorsqu'on rentre en France.

Mais sacrifions à la tradition et imaginons ce que nous pourrions ramener de Chine, comestible ou non, qui soit digne d'intérêt pour ceux qui nous supportent et même parfois nous lisent ?

Un peu de créativité permet de résoudre cette angoissante question. Profitons en également pour tester l'upload de photos sur ce blog. Promenons nous dans l'appartement et prenons le cliché suivant :


Sur ce cliché de fort commune facture rien que de très commun à toutes les maisons françaises. Nous découvrons : Un personnage à cravate nanti d'une face franchement simiesque, prenant pied sur un disque dur (IDE, 160 Gb, formaté en NTFS), devant quelques livres : un coffret "hindi for beginners", un dictionnaire croate-grec et un épais et vénérable volume en allemand.

Si on prend l'ersatz de king kong dans une main et qu'on imprime à la dite main une rotation à 180 °, nous distinguons sur la voute plantaire de l'animal un genre de tatouage. Il ne s'agit pas d'un motif aux arabesques compliqués et suggestives comme on en voit fleurir ici sur la peau des verts touristes et des jeunes d'aujourd'hui mais des mots « MADE IN CHINA ».

Plus fort maintenant, posons nos yeux embrumés par l'émotion sur le disque dur; Que découvre t on (hormis de passionnantes informations sur la configuration de ses jumpers) ? « PRODUCT OF CHINA » !

Quid de la valise que nous avons acheté pour le voyage : pareil !

Et encore du chauffe-savates, du canon à patates, de l'éventre-tomate, de l'écorche-poulet, que sais je encore ??? Tous : « made in China » ! Entourés nous sommes !

Dés lors tu comprendras aisément, ami(e) lecteur, patient(e) collègue, égaré(e) du web combien il est ridicule et parfaitement inutile de te ramener quelque chose de chinois. Car la Chine est déjà chez toi, « c'est plus fort que toi » comme disait l'autre Nippon...

mercredi 22 juillet 2009

Go ahead, make my way !

Dans la famille on est assez modérément du style à partir les poings dans les poches crevées avec un paletot qui serait devenu idéal, genre à baguenauder sous le ciel, Muse où qu'on serait ton féal.

(je cite et plagie qui je veux)

D'un autre coté, la perspective de visites en 15 minutes chrono des jardins suspendus de Babylone après avoir dévalé le colosse de Rhodes et un sprint pour terminer la face nord de la grande pyramide avant 12h18 gmt +2 manque quelque peu de sel.

HC et CS proposent une alternative plaisante mais celle-ci requiert un minimum d'organisation AVANT.

Qu'on juge (on étant un pronom et lecteur indéfini) ce qu'Elle (elle étant un pronom personnel très très défini : Branka) organise :

Il faut tout d'abord entrer en contact avec les hôtes potentiels (que nous nous garderons d'appeler "prospects" par excès d'humanisme). La lecture des profils confirme que la très grande majorité des hôtes sont pour la paix dans le monde, le respect des particularismes et de la culture d'autrui (en gros). On se croirait un peu sur TF1 : personne ne mentionne une forte appétence pour la spéculation boursière sur les marchés dérivés, la programmation en C++(1) ou l'impérieuse nécessité d'exploser ses objectifs. Effroyable !

Lorsque le contact est établi, il faut s'accorder sur la date de disponibilité, la durée du séjour, les modalités d'accès au domicile de l'hôte sans oublier de s'enquérir de ce qui ferait plaisir (en déclinant diplomatiquement les demandes auxquelles il est difficile de répondre : un geroboam de Kro, des fraises, ... ).

Après quelques dizaines de mails on obtient une liste approximative des lieux où nous allons résider.

Voici donc la liste des "dropping zone" sur HK (a priori stable, du moins on l'espère !) :


Et les emplacements prévus des environs (au sens large : il y a 170 km entre HK et Guangzhou) ainsi que les dates :


J – 4.



(1) Par contre je suis preneur de solutions sur comment monter proprement une partition distante en ext3 sous Hardy Heron (2).
(2) Je m'excuse.

mardi 21 juillet 2009

On se fait une partie de CS pour les vacances ?

Il y a quelques années, un après midi, je tombais sur une émission de télévision qui présentait le périple de jeunes surfeurs en Australie. C'était un jour exceptionnel : l'un deux affirmait sans vergogne qu'il était là pour découvrir la culture des peuples aborigènes et rencontrer les gens différents. Un prodige : Non seulement je regardais la télé, mais qui plus est une émission sur les surfeurs (les surfeurs, ha ha ha !) et un vrai surfeur dans le poste me parlait de CULTURE. Etonnant. Certes, il ponctuait ses propos d'un geste pâteux en agitant une main prolongée d'une Foster (dont le slogan –"be enourmous"- est une vraie promesse produit qui est tenue après 15 ou 20 ans de consommation régulière!) mais quand même...

Ce jour là fut un double choc : je réalisais tout d'abord que nous étions tous frères. Le surfeur, moi et cet impérieux désir de découvrir comment les étrangers pas de chez nous vivaient. L'émotion passée je constatais toutefois avec amertude1 qu'au moins deux lourdes différences existaient entre le surfeur et ma pomme : l'amour de la bière ET la possibilité financière de voyager loin et longtemps (chez les étrangers d'ailleurs).

En 2004, la Femme découvrit successivement : Home exchange, site d'échange d'appartements (désormais payant) puis Couchsurfing et Hospitality Club2 (que les afficionados appellent amoureusement CS et HC). Home Exchange est un site d'échange d'appartements. Nous lui devons les vacances en Sicile (2005) et dans les Açores (2006). Le principe de HC et CS est différent mais participe de la même philosophie : offrir un toit pour une durée limitée (deux ou trois nuits max) sans autre contrepartie que le plaisir de discuter.

Depuis 2004, nous avons hébergé plus de 100 personnes.

Il y eut des expériences extraordinaires telle S., de Taïwan, qui découvrit en direct live la taupinette ("that green rotten cheese… you eat it ALL ?") et que nous avons retrouvé en Inde 2 ans plus tard, d'autres plus difficiles (X., Taïwan qui nous prenait pour ses parents et se tapa l'incrust durant 14 jours) et des dizaines d'autres histoires humaines à raconter avec leurs lots d'interprétations erronées, de discussions parfois ubuesques, parfois drôlissimes mais jamais banales.

Après l'Inde en 2007, la Corée l'an dernier nous repartons cette année avec HC et CS pour Hong Kong.
Durée : 22 jours, une dizaine d'hôtes prévus et autant de points de chutes.

Et le tout sans bière, ni surf !!!

(Enfin, normalement : la vie est une chienne parfois).

1Amertude : propriété de ce qui est plus amer que l'amertume (qui est déjà assez amère). Dictionnaire du SAR par la pratique, Editions FM, Paris 2009.
2 Le profil de l'Unique est consultable sur HC sous le pseudo de "daguerre" et sous CS sous le pseudo de "maine".

dimanche 19 juillet 2009

Prélude aux après-midi de la faune (featuring remix DJ social master)

Tous les mois de juillet après une dure année de labeur à batailler contre les miasmes fainéantogènes colportés par une presse gauchisante avide de polluer les esprits, la France qui le mérite prend des vacances.

Elle prend des vacances parce qu'elle a de l'argent.

Elle a de l'argent parce qu'elle travaille.

Elle travaille parce qu'elle le veau bien.

CQFD.

(En plus en été, il fait beau).

Dès lors, comment se laisser harmonieusement couler dans cette douce et tremblante évanescence du monde contemporain pour cueillir les avatars de la nonchalance qu'une légère brise vient déposer sur nos tempes palpitantes d'excitation fébrile un doux soir de juillet ?

Komen pa-C C vaKansses, quoi ?

Nous avons une solution.

Pas la, UNE.

jeudi 16 juillet 2009

One step beyond

Il est préférable de déclarer d'entrée de jeu (car c'est bien un jeu) que ce "blog" aura une durée de vie limitée (Estimated Time of Death : fin août 2009, un peu plus tôt en cas de crash aérien).

Il convient de rajouter qu'il n'a aucune autre ambition que celle de narrer nos tribulations aux environs de Hong Kong, la mer de Chine et un peu à gauche aussi vers Guandong; Accessoirement il cherche à faire rire un lectorat trié à grands coups de volets et diligemment guidé jusqu'ici par mail (mais tu peux, ami lecteur, facétieuse lectrice, amener des potes). Si dans la masse innombrables se glissent quelques inconnus ils sont également les bienvenu(e)s, on va pas chipoter.

L'auteur (ci après dénommé "je") précise qu'il n'est lié par aucune obligation : ces pages seront mises à jour quand ça sera possible sans aucune garantie de régularité et encore moins de qualité !

Les plus audacieux d'entre vous sauront éviter de cliquer compulsivement sur cette page qu'ils auront mise dans leur favoris en s'abonnant au flux RSS idoine (parce qu'ils ont une page netvibes et qu'ils comprennent le sens de cette phrase).

Les plus désœuvrés pollueront mes quelques billets par des commentaires mesquins que je censurerai sans vergogne parce que tel est notre bon plaisir.

Les plus enthousiastes s'extasieront sur la qualité de mes billets et/ou des photos qui les agrémenteront. Je leur en serais gré à peu près éternellement.

Le reste je l'espère trouvera ici de quoi se divertir ...