Paramètres de position : Université internationale de Guangzhou (Canton), Département des langues étrangères, quelque part sur le campus.
Paramètre de situation : photo prise de l'endroit où a été rédigé ce billet.
Arrivée ce matin de Machong, dans la banlieue de Dongguan. Première journée passée à Guangzhou. Nous avons visité le jardin des Orchidées. Un parc de toute beauté sur lequel je ferai plus tard un billet séparé. L'expérience du jour reste notre séance collective de massage des pieds...
A la base c'était une idée de Branka : sur le plan c'était à coté du jardin des Orchidées. Sauf qu'ici la lecture d'un plan n'est pas chose aisée car même si les panneaux sont traduits en Pinyin (la traduction phonétique du chinois) les noms de rue sont rarement indiqués.
Et les numéros encore plus rarement.
Du coup on ne l'a jamais trouvé le 698 Reimin Beilu...
On a du marcher un ou deux kilomètres en harcelant un Chinois sur 2000 (ca fait beaucoup compte tenu de la population) jusqu'à ce qu'on arrive devant un grand panneau intitulé «Massage ». C'était pas la bonne adresse mais c'était ce qu'on cherchait. Malgré une offre de services intéressante Branka a tiqué sur le « special service with two girls ». On n'était pas dans le cœur de cible de service marketing de ce respectable établissement mais le patron nous a quand même indiqué un hôtel où on pratiquait la chose de manière familiale.
C'est comme ça que nous nous sommes retrouvés dans cet hôtel pour une séance de massage plantaire.
Le massage : entrée des artistes
Le massage chinois commence de manière tout à fait conventionnelle : vous vous installez dans un confortable fauteuil et on vous sert du thé. Puis l'équipe de massage arrive. La victime est invitée à plonger ses délicats petons dans un seau contenant une décoction parfumée, chaude et très agréable.
Une victime (consentante)
Puis la séance commence. Pas par les pieds (on garde le meilleur pour la fin) mais par les jambes. C'est assez logique : en général, les jambes sont situées au dessus des pieds (à peu près). Il est donc naturel que les travaux d'approche se fassent par les jambes.
La première fois : les préliminaires
On n'imagine pas à quel point une jambe, un genou, une cheville peuvent contenir de points sensibles et de muscles ! Les gestes des masseuses sont extrêmement précis : c'est un art véritable que de savoir toucher les points sensibles (comme disait Gainsbourg dans un contexte quelque peu différent). Les points de contacts utilisés par la masseuse sont très variés : paume de la main, doigts, poing, coude, genou (cf notre illustration). Il en est de même pour le sens des mouvements, leur intensité, leur vitesse....
Le dragon asiatique terrasse la 3ème vertèbre de l'Etre aimé.
Puis arrive le traitement du pied. D'abord, elle se place en face de moi avec un sourire en coin. Puis elle prend mon pied dans ses fines mains la méchante femme que voilà et le retourne dans un sens, puis dans un autre, puis encore. Après quoi, elle l'incline, le tord, le penche, l'incurve, le perpendicule, le met droit, tendu, plat, rond, en équerre.
Massage du dessous de la rotule (approche par le Sud)
Le génie de ses gens et leur Art c'est de pousser la torsion jusqu'à une petite pointe de douleur qui disparaît instantanément quand elle arrête pour laisser le muscle touché dans une état de béatitude étrange. Un vrai bonheur ! Qui nous a couté la modique somme de 8 euros par personne...
On est sorti après 80 minutes (80 minutes !) avec des pieds parés pour une petite foulée vers l'Université où nous logeons.
Sauf qu'il pleuvait. Terrible déception : on a du prendre un taxi.
Je ne sais pas quand j'aurai l'occasion d'essayer mes pieds neufs mais ça va être terrible.

Plutôt que les "mille fleurs qui jaillissent sous ses pas", je pense que l'intermédiaire qui a permis la publication de cet article aurait préféré le "Spécial service with two girls".
RépondreSupprimerMe trompe-je ?